
Les prochaines semaines s’annoncent bien remplies, car je vais travailler comme photographe sur un nouveau livre de cuisine. J’attendais les textes avec impatience, et ils sont enfin arrivés ce matin. Je connaissais déjà le sommaire, et les recettes m’ont tout de suite séduite.
Comment fonctionne ce travail de photographe culinaire ? La maison d’édition m’envoie les recettes, et c’est ensuite à moi de les préparer et de les photographier. En amont, nous définissons le style que nous souhaitons donner au livre : les fonds, la vaisselle, l’ambiance des photos, avec ou sans accessoires, tissus, produits frais, ainsi que le type de prise de vue (par exemple en vue de dessus).
Ce n’est pas un travail facile, car il faut se mettre dans la peau de l’auteur et réussir à transmettre exactement ce qu’il souhaite faire passer au lecteur. Toute la difficulté réside dans cette fidélité : adapter son propre style et sa façon de cuisiner à l’univers de quelqu’un que l’on ne connaît pas, ce qui n’est pas toujours évident. Certaines recettes sont plus simples à réaliser, parce qu’on connaît déjà le plat, tandis que d’autres demandent plus d’efforts lorsqu’elles utilisent des ingrédients inhabituels ou des préparations que je n’ai pas l’habitude de faire.
J’ai toujours à cœur de respecter la recette à la lettre — ce qui est parfois un défi pour moi — afin que le texte corresponde parfaitement à la photo du plat. L’objectif est bien sûr de donner envie au lecteur d’acheter le livre… et surtout de préparer la recette à son tour.
Je ne vais pas vous laisser sans nouveautés sur le blog pendant ces semaines chargées : j’ai quelques recettes déjà prêtes dans mes tiroirs. J’essaie toujours d’anticiper lorsque je sais que je serai trop occupée pour publier régulièrement, car cela me fait un peu mal au cœur de mettre le blog de côté le temps de travailler sur d’autres projets.
J’ai déjà fait ma liste de courses pour préparer les trois premières recettes demain : une salade, un plat et un dessert. J’essaie de m’organiser pour ne pas me retrouver à faire cinq desserts dans la même journée — impossible à tout manger, ce serait dommage ! D’une pierre deux coups, je travaille et nous dégustons ce que je prépare pour mes photos : nous sommes donc les premiers juges de ce nouvel ouvrage. Je me souviens que, lorsque je ne faisais pas encore mes propres photos, j’étais toujours un peu anxieuse au moment d’envoyer mes recettes chez le photographe. On préfère forcément photographier des plats qu’on aime — et ma petite famille aussi, qui se retrouve souvent, malgré elle, sur mon « set photo » !
Aujourd’hui, je vous propose une recette qui ne demande ni trop de temps ni beaucoup de vaisselle, puisque tout cuit dans la même poêle — hyper pratique quand on est pressé. J’ai préparé une sauce tomate parfumée à l’oignon, à l’ail et aux tomates séchées, puis j’ai fait cuire les pâtes directement dans la sauce en ajoutant un peu d’eau. En fin de cuisson, j’ai incorporé des épinards frais et un peu de crème (facultative, mais elle rend la sauce plus douce et plus crémeuse), ainsi que du parmesan végétal.
C’est une recette très appréciée des enfants grâce à la petite forme des pâtes, qui ressemble à de petits grains de riz. La cuisson rappelle d’ailleurs celle d’un risotto : vous pouvez tout à fait remplacer les pâtes par du riz si vous le souhaitez.

Temps de préparation: 10 minutes
Temps de cuisson: 25 minutes
Ingrédients pour 3 personnes:
- 1 oignon
- 2 gousses d’ail
- 5-6 lamelles de tomates séchées
- 1 boite de tomates concassées de 400 g
- 300 g d’orzo*
- 2 grosses poignées de pousses d’épinards
- 100 ml de crème fraîche végétale
- Facultatif: parmesan végétal (de type Gondino)
- Huile d’olive
- Sel et poivre
L’orzo* est une petite pâte sèche en forme de grain de riz ou d’orge (d’où son nom italien), très polyvalente et utilisée dans de nombreuses cuisines méditerranéennes, idéale pour les soupes, salades, et plats chauds comme un risotto, se mariant bien avec des saveurs variées et appréciée des enfants.
Préparation:
1. Chauffer et huiler une grande poêle. Une fois chaude, ajouter l’oignon émincé, l’ail haché et les tomates séchées finement coupées. Faire revenir pendant 5 à 6 minutes.


2. Verser les tomates en boîte, mélanger et laisser mijoter 10 minutes. Saler et poivrer. Réserver la boîte de conserve vide.
3. Ajouter 2 boîtes de conserve d’eau dans la poêle et porter à légère ébullition. Lorsque la sauce frémit, verser les petites pâtes et bien mélanger. Laisser cuire environ 5 minutes.



4. Ajouter les épinards et mélanger pendant 1 minute.


5. Verser enfin la crème et bien mélanger. Servir avec du parmesan végétal et poivrer au moulin.
Bon appétit !


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Chauffer et huiler une grande poêle. Une fois chaude, ajouter l’oignon émincé, l’ail haché et les tomates séchées finement coupées. Faire revenir pendant 5 à 6 minutes. Verser les tomates en boîte, mélanger et laisser mijoter 10 minutes. Saler et poivrer. Réserver la boîte de conserve vide. Ajouter 2 boîtes de conserve d’eau dans la poêle et porter à légère ébullition. Lorsque la sauce frémit, verser les petites pâtes et bien mélanger. Laisser cuire environ 5 minutes. Ajouter les épinards et mélanger pendant 1 minute. Verser enfin la crème et bien mélanger. Servir avec du parmesan végétal et poivrer au moulin.Orzo à la sauce tomate et aux épinards
Ingredients
Instructions





10 commentaires
Clémentine
janvier 21, 2026 à 7:41 amMerci beaucoup d’expliquer votre travail de photographe. C’set très intéressant ! J’en ignorais tout ! Je me demandais si vous aviez des contacts avec l’auteurice ou si c’est toujours la maison d’édition qui fait l’intermédiaire ? Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de rater des recettes que vous deviez photographier ^^ » ? Cela ne doit pas être facile comme travail… surtout quand on ne sait pas exactement ce à quoi pensait l’auteurice.
stephanie
janvier 22, 2026 à 3:42 pmBonjour, oui c’est vraiment un travail intéressant car on apprend en même temps et on découvre d’autres manières de faire. En général la maison d’édition fait l’intermédiaire, mais tout dépend des cas. Parfois on connaît l’auteur donc on peut échanger directement ce qui est bien sûr très pratique en cas de doute. Je rate parfois des choses bien sûr et si ça ne correspond pas à ce que veut l’auteur, il m’est arrivé de refaire certaines photos. Pour te donner un exemple, la découpe d’un légume qui n’est pas forcément précisée ou un temps de cuisson (j’ai parfois tendance à trop cuire un légume, un légume peu cuit est plus joli en photo ;-)). J’ai toujours relativement de chance car mes auteurs expliquent bien les recettes, les réaliser est donc beaucoup plus facile. J’ai par exemple travailler avec Valérie Cupillard sur plusieurs livres et ses recettes sont toujours très bien expliquées et détaillées.
Clémentine
janvier 22, 2026 à 7:55 pmC’est passionnant. Merci beaucoup pour le partage et votre sincérité. Bon courage pour ce travail exigeant !
stephanie
janvier 26, 2026 à 4:02 pmMerci tout plein Clémentine ! A très vite 🙂
Tisset
janvier 21, 2026 à 11:14 amAlors ça c’est un beau concours de circonstances car je viens juste de me dire tiens j’ai de l’orzo je vais aller voir les recettes sur ton blog et pouf une recette avec de l’orzo publiée le même jour.
stephanie
janvier 22, 2026 à 3:34 pmCa tombe drôlement bien alors ! J’espère que tu testeras 🙂
Belle fin de journée !
M3dec
janvier 24, 2026 à 11:09 pmRecette très sympathique pour mettre un peu de soleil dans la cuisine en ce mois de janvier ! Merci pour cette recette ?
stephanie
janvier 26, 2026 à 4:01 pmC’est toujours avec plaisir 🙂
Bérénice
février 5, 2026 à 9:36 pmJ’ai fait cette recette en mode risotto, c’était parfait. J’ai utilisé du Tatsoï, plutôt que des épinards, légume que je viens de découvrir, entre le pakchoï, les épinards et les côtes de bettes. Excellent.
Bref, super succès familial cette recette.
Et la semaine dernière, mes 2 enfants m’ont demandé de demander les menus végétariens à la cantine de l’école, suis trop contente :-). L’éducation fait son chemin. A la maison, c’est moi qui cuisine, donc repas vegan pour tout le monde, mais à l’extérieur, chacun est libre et d’ailleurs, mes fils étaient plutôt des amateurs de viande et poisson. Mais voilà, ils commencent à réaliser et prendre conscience que ce n’est plus acceptable de maltraiter les animaux, etc ….
Espérons qu’ils convainquent quelques copains aussi !
Merci encore pour tes délicieuses recettes qui nous régalent tous les jours 🙂
Bonne soirée
stephanie
février 9, 2026 à 2:10 pmBonjour Bérénice, ici aussi chacun est libre à l’extérieur. Quand je cuisine c’est vegan, parfois avec une variante végétarienne pour les enfants. Si mon mari veut de la viande ou du poisson, il cuisine 😉 J’espère qu’un jour ils prendront conscience de ce qu’ils ont dans leur assiette, je croise les doigts. Moi je m’abandonne pas et heureusement ils mangent toujours bien ce qu’il y a à table. A très vite.